Margar Margaryan - Duduk
Originaire de Ejmiacin, Markar Markaryan etait un mucieins ters apprecié de son entrouga, de son quartier, du monde proffesionel de musicien, des composietuers. Il est reconnus comme une legende du Duduk est un pionneers indiscutable de la pratique proffessionnelle cet instrument. Connus et apprecié de tous, Kamo Mkrtchyan cite "il etait connus et apprecié aussi bien par (Eghishe) Charents et le marcahnd d'eau de son quartier".
On le decrivait comme de moyenne taille, a la corpolence imposante et large, sympathique, et attentionné et honnete. Vartep Khachik, maitre du grands musiciens Gevorg Dabaghyan en etait lui aussi son eleve, et disait de lui que c'etait quelqun de tres gentil, à l'eocute, toujours a aidé les gens.
Il n'y avait personne qui ne l'appellait pas "Varbed" (Maitre en armenien).
Il est le premier musicien proffesionel de Duduk, il aprend chez des maitres comme "Harout" et Karo Sargsyan, il contiuaras ensuite à jouer dans les mariages et riguels religieux ou morturaires, puis il eu la chance d'integrer l'ensemble des instruments traditionel des radios nationnales, ou il deveindra le soliste principale de l'orchestre. Il continuera plus tard dans le fameux orchestre des instruments orientaux dirigée par Vardan Buni.
Kamo Mkrtchyan rapelle que Markar Makaryan vit dans une periode ou pleins de styles msuciaux cohabitent: dans les années 30, les descendant de genocidé ecoute la musique du "Ergir" (Pays ancetral, Armenie Occidental), ceux deja là ecoutent des artites tels que Mahubi Gevorg, des compositeur et chefs d'orchestre tels que Vardan Bouni integrent des melodietn d'orient et europeenne, les mughams sont aussi à a stade avancée joué au Tar, il entends aussi des musiques popuoaire de sa region, et aussi Shara Talyan qui interpreté des chants de Sayat nova ou d'autres gussans. c'est dans cet environnement que Markar Markaryan evolue et commence, en tant qu'amoureux du Duduk et du Shvi, qu'il se lance dans la pratique proffesionel dans l'ensmble de la radio dirigé, puis plus tard avec Vardan Buni.
Sa prartique se distinguait par des techniques extremeknt novateur a l'epoque : timbre particulierement chaleureux, ornementation a l'aide des levres tres avancée techniquement : ces tenciques sont restés gravés dans la tete de ceux qui l'ont connus, et ses enregistrments montrent sn niveau. Il est le premier a avoir apporté le duduk sur des scenes proffessionelle et respecté, le sortant de son univers paysanne et rurale.
Il joueras dans plusierus orchesttres, et sous la direction de plusierus chefs d'oprchestrs, dotn Aram Merangulyan en 1926 au sein de l'orchestre des instruments national, et il surprendra le public par le son de son instrument, public pas habitué au duduk sur des scendes prestiguiuse a cette epouqe. Il commenceras egalement a jouer dans des bandes originales de fils armeno-sovietique tel que "Pepo", "Zangezur", "Les Pecheurs de Sevan", "torrent de montagne" et d'autres encore.
Tres radpiement solicité de partout, il commencent meme a concevoir ses propres Duduk, pour avoir des faclités dans le jeu, ameliorer le timbre de l'instrument. C'est ainsi qu'il creer un instrument un peu plus court de quelques centimetre par rapport aux standard de l'époque, et il obtient des perces plsu rapprocher, et ameliore la sonorité globale de l'instrument. Il pousse aussi les limites imposé par les tonaltiés traditionelle, il propose la creation de nouvelles tonalité,
Pour se rendre compte de la diffulté d'integrer le Duduk dans le monde classique, des scenes sovietique ou europeene, Arno Babajanyan, compositeur de renom raconte : "en 1938, j'etudiais à Moscow, à la maison de la culture armenienne. Lors d'un passage à Erevan, on m'avertit qu'Aram Khachaturian etait en ville, et qu'il preparait la redaction un ballet national, qu'on lui avait fraichement commandé. Aram.K etait chez sa soeur, Tushik Khachaturian, et j'y suis allé pour le rencontrer.
Lors de mon arrivé chez elle, je l'appercois assis, à ecouter attentivement le jeu d'un joueur de duduk, Markar Markaryan, ou applelé à cette peridoe déja "usta Markar" (maitre Markar, oncle Markar). Etonné de voir Aram Kahcahtryan envouté par la sonortié de l'instruement, je me dis : quel est le rpaport entre le ballet et le duduk (en armenien : ballet ur ? duduk@ ur ?), et la, Aram Khataryan contre toute attentes, lui qui pourtant orineté vers un repertoire classique soviétique du XXe siècle, lui dirt : Chaque oeuvre doit avoir :
Charents aussi, aimait aller aux repetitions de l'ensemble d'Aram Merangulyan, et disait "Usta Markar, on y va" et ils allait ensemble à Tsaratsitsak (Actuelle Tsaghkadzor) pour passer du moment en dehors de la ville en jouant des melodie populaire tels que "Dun en Glxen de Sayat de nova" sur lequel E.Charents recitait des poemes.
Markar Markaryan, par sa qualité de precurseur, de pionniers et de musieicens talentueux et unique à laissé une empreinte majeure au sein du patrimoine historique du Duduk. Ses precesseseurs se sont largement inspiré de son jeu pour continuer la pose des bases de ce qui deviendra "L'ecole armeninne du Duduk" qui les musiciens continue de faire prosperer jusqu'a aujorud'hui
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Sources
[1] [1] Մկրտչյան Կամո, "Հայ դուդուկահարներ", Սովետական գրող, 1988
[2] Témoignages oraux recueillis par Gusan Instruments auprès de membres de la famille et de passionnés de Duduk[1]
[3] «Zarkfoundation - Մարգար Մարգարյան», zarkfoundation.com
[4] Հայկական սովետական հանրագիտարան (հայ.) — Երևան: 1981. — հատոր 7. — էջ 302.
[5] Romb Studio ԴՈՒԴՈՒԿԻ ԼԵԳԵՆԴԸ DUDUKI LEGENDY/ MARGAR MARGARYAN /Легенда Дудука
Margar Avetis Margaryan, né le 4 octobre 1894 à Vagharshapat, dans le gouvernement d’Erevan au sein de l’Empire russe, et mort le 20 novembre 1941 à Erevan, en RSS d’Arménie, fut l’un des plus grands joueurs de duduk arméniens de son temps. Connu sous le nom de Usta Margar, il est aujourd’hui considéré comme une figure majeure de l’histoire du duduk arménien, ainsi que comme l’un des pionniers incontestables de sa professionnalisation.
Originaire d’Etchmiadzin, Margar Margaryan jouissait d’une grande estime, aussi bien dans son entourage proche que dans son quartier, le milieu musical professionnel et parmi les compositeurs de son époque. Kamo Mkrtchyan rapporte à son sujet qu’il était « connu et apprécié aussi bien par Charents que par le marchand d’eau de son quartier », formule évocatrice qui traduit l’étendue de sa renommée et de son ancrage populaire. Dans cette citation, « Charents » renvoie à Eghiché Charents.
Les témoignages le décrivent comme un homme de taille moyenne, à la corpulence large et imposante, mais également comme une personnalité chaleureuse, honnête, attentive et profondément humaine. Varpet Khachik, maître du grand musicien Gevorg Dabaghyan et lui-même élève de Margar Margaryan, évoquait en lui un homme bienveillant, toujours à l’écoute et prêt à aider les autres. Beaucoup l’appelaient d’ailleurs simplement « Varbed », c’est-à-dire « Maître » en arménien.
Formé auprès de maîtres tels que Harout et Karo Sargsyan, Margar Margaryan débute dans les cadres traditionnels de son époque, jouant lors des mariages, ainsi que dans les rituels religieux et funéraires. Il s’impose progressivement comme l’un des premiers grands musiciens professionnels du Duduk. À partir de 1926, il devient soliste de l’Ensemble des instruments populaires d’Arménie dirigé par Aram Merangulyan, où il contribue à faire entrer le duduk dans un cadre d’interprétation professionnel et institutionnel. Il joue aussi plus tard dans l’Orchestre symphonique oriental dirigé par Vardan Buni.
Kamo Mkrtchyan rappelle que Margar Margaryan évolue dans une période où coexistent de nombreux univers musicaux. Dans les années 1930, les descendants des rescapés du génocide restent profondément marqués par les musiques de "l’Ergir", le pays ancestral de l’Arménie occidentale. D’autres auditeurs écoutent des artistes tels que Mahbubi Gevorg, tandis que des compositeurs et chefs d’orchestre comme Vardan Buni intègrent à leurs œuvres des influences orientales et européennes. Les mugham sont également interprétés à un niveau avancé sur le tar. À cela s’ajoutent les musiques populaires régionales, ainsi que les interprétations de Shara Talyan, qui chante Sayat-Nova et d’autres goussans. C’est dans cet environnement particulièrement riche que Margar Margaryan se forme et évolue, nourrissant à la fois son attachement profond au duduk et au shvi, avant de s’engager dans une pratique professionnelle de l’instrument au sein de l’ensemble de la radio, puis plus tard auprès de Vardan Buni.
Sa vie artistique se caractérise par un répertoire particulièrement riche, composé de mélodies de danse, de transcriptions instrumentales de chants populaires arméniens et de chants ashoughs, ainsi que de mugham. En 1939, il participe à la Décade de l’art arménien organisée à Moscou. I. Staline lui remet alors une montre en or, qui ne constitue pas seulement une distinction honorifique, mais aussi une forme de laissez-passer symbolique lui permettant d’accéder librement au Kremlin. Lors de l’examen-concours pansoviétique des interprètes d’instruments populaires, il obtient le troisième prix.
Le jeu de Margar Margaryan se distingue par des caractéristiques particulièrement novatrices pour son époque. Son timbre, d’une grande chaleur, son art du phrasé, ainsi que ses ornements très élaborés, notamment grâce à un usage techniquement avancé des lèvres, ont profondément marqué ceux qui l’ont connu. Ses enregistrements témoignent encore aujourd’hui de la finesse et de l’originalité de son art. Il fut l’un des premiers à porter le duduk sur des scènes professionnelles reconnues, contribuant ainsi à sortir l’instrument de son cadre essentiellement rural et populaire pour lui ouvrir une place dans les sphères artistiques les plus respectées.
Au cours de sa carrière, il joue dans plusieurs orchestres et sous la direction de plusieurs chefs. En 1926, au sein de l’Ensemble des instruments populaires d’Arménie dirigé par Aram Merangulyan, il surprend le public par la sonorité de son instrument, à une époque où le duduk n’était pas encore pleinement admis sur les scènes prestigieuses. Des disques ont été publiés avec ses interprétations, et son jeu a également été enregistré dans plusieurs films arméno-soviétiques, parmi lesquels Pepo, Zangezur, Les Pêcheurs de Sevan, Torrent de montagne et d’autres encore.
Margar Margaryan fut également le premier à s’intéresser de manière concrète au perfectionnement du duduk. Cherchant à améliorer à la fois la jouabilité et la sonorité de l’instrument, il en réduisit légèrement les dimensions et rapprocha les trous de jeu. il mettra en oeuvre la variante de duduk qu’il mit au point devint le prototype du duduk soprano (en Ré) plus facile a integré dans les orchtres jouant sur des tolités plus hautes que le duduk traditionel en La (A). En repoussant également les limites imposées par les tonalités traditionnelles, il ouvrit la voie à de nouvelles possibilités organologiques et musicales.
Le témoignage d’Arno Babajanyan illustre bien la place singulière qu’occupait Margar Margaryan dans la vie musicale arménienne. Le compositeur raconte qu’en 1938, alors qu’il étudiait à Moscou, il apprit lors d’un passage à Erevan qu’Aram Khatchatourian séjournait en ville et travaillait à la conception d’un ballet national nouvellement commandé. En se rendant chez Tushik Khatchatourian, la sœur du compositeur, il découvrit Aram Khatchatourian assis, écoutant avec une attention fascinée le jeu de Margar Margaryan, déjà appelé à cette époque « Usta Margar ». Cette scène l’avait profondément frappé, tant il était surprenant de voir un compositeur tourné vers le grand répertoire classique soviétique du XXe siècle captivé par la voix du duduk.
Eghiché Charents, lui aussi, appréciait la présence et l’art de Margar Margaryan. Il aimait assister aux répétitions de l’ensemble d’Aram Merangulyan et disait parfois : « Usta Margar, allons-y ». Tous deux se rendaient alors à Tsaratsitsak, l’actuelle Tsaghkadzor, pour passer du temps hors de la ville, jouer des mélodies populaires telles que Dun en glkhen im Sayat-Nova, pendant que Charents y récitait des poèmes.
Par son rôle de précurseur, de pionnier et de musicien d’exception, Margar Margaryan a laissé une empreinte majeure dans l’histoire du duduk arménien. Son jeu, sa sonorité, son sens de l’ornementation et sa contribution à l’évolution de l’instrument ont profondément influencé les générations suivantes. Ses successeurs se sont largement inspirés de son héritage pour poursuivre l’édification de ce qui deviendra l’école arménienne du duduk, que les musiciens continuent de faire vivre jusqu’à aujourd’hui.
1. Présentation générale
Margar Avetis Margaryan naît le 4 octobre 1894 à Vagharshapat, dans le gouvernement d’Erevan, alors intégré à l’Empire russe, et meurt le 20 novembre 1941 à Erevan, en RSS d’Arménie. Connu sous le nom de Usta Margar, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands joueurs de Duduk arméniens de son temps, ainsi que comme l’une des figures fondatrices de la professionnalisation de l’instrument en Arménie.
Originaire d’Etchmiadzin, Margar Margaryan jouit d’une profonde estime, aussi bien dans son entourage proche que dans son quartier, auprès des musiciens, des compositeurs et du monde artistique de son époque. Kamo Mkrtchyan rapporte à son sujet qu’il était « connu et apprécié aussi bien par Charents que par le marchand d’eau de son quartier », formule qui dit avec force l’étendue de sa renommée et son ancrage populaire. Dans cette citation, « Charents » renvoie à Eghiché Charents.
Les témoignages le décrivent comme un homme de taille moyenne, à la carrure large et imposante, mais également comme une personnalité chaleureuse, honnête, attentive et profondément humaine. Varpet Khachik, maître du grand musicien Gevorg Dabaghyan et lui-même élève de Margar Margaryan, évoquait en lui un homme bienveillant, toujours à l’écoute et prêt à aider les autres. Beaucoup l’appelaient d’ailleurs simplement « Varbed », c’est-à-dire « Maître » en arménien.
2. Transmission et débuts
Margar Margaryan apprend le Duduk auprès de maîtres tels que Harout et Karo Sargsyan, dans un cadre de transmission directe, à une époque où il n’existe pas encore d’école du Duduk à proprement parler. Comme de nombreux musiciens de son temps, il se forme dans la pratique, au contact des maîtres et au sein des contextes musicaux vivants de la société arménienne.
Il commence à jouer dans les cadres traditionnels de son époque, notamment lors des mariages, ainsi que dans les rituels religieux et funéraires, avant de s’imposer progressivement comme l’un des premiers grands musiciens professionnels du Duduk.
Son évolution musicale s’inscrit dans un environnement particulièrement riche. Dans les années 1930, plusieurs univers sonores coexistent en Arménie. Les descendants des rescapés du génocide restent profondément marqués par les musiques de l’Ergir, manière d’appeler « le pays », en référence à la terre perdue de l’Arménie occidentale. D’autres auditeurs écoutent des artistes tels que Mahbubi Gevorg, tandis que des compositeurs et chefs d’orchestre comme Vardan Buni intègrent à leurs œuvres des influences orientales et européennes. Les mugham sont également interprétés à un haut niveau sur le tar. À cela s’ajoutent les musiques populaires régionales, ainsi que les interprétations de Shara Talyan, qui chante Sayat-Nova et d’autres goussans.
C’est dans cet univers musical multiple, nourri à la fois par la tradition populaire, la mémoire collective et les recompositions artistiques modernes, que Margar Margaryan se forme et développe sa sensibilité, portant un attachement profond au Duduk et au shvi.
3. Parcours artistique
Le parcours de Margar Margaryan le conduit progressivement des cadres traditionnels aux institutions musicales les plus reconnues de son époque. Il joue d’abord dans un ensemble d’instruments orientaux, puis au sein de l’Orchestre symphonique oriental dirigé par Vardan Buni. À partir de 1926, il devient soliste de l’Ensemble des instruments populaires d’Arménie, dirigé par Aram Merangulyan, étape décisive dans l’entrée du Duduk sur des scènes institutionnelles et professionnelles.
Sa vie artistique se caractérise par un répertoire particulièrement riche, composé de mélodies de danse, de transcriptions instrumentales de chants populaires arméniens, de chants ashoughs, ainsi que de mugham. Par la diversité de son jeu et la qualité de son interprétation, Margar Margaryan s’impose comme une figure artistique majeure de son temps.
En 1939, il participe à la Décade de l’art arménien organisée à Moscou. À cette occasion, I. Staline lui remet une montre en or, distinction qui constitue non seulement un hommage symbolique, mais aussi une marque de reconnaissance exceptionnelle. Lors de l’examen-concours pansoviétique des interprètes d’instruments populaires, il obtient le troisième prix. Son art interprétatif est également hautement apprécié par Aram Khatchatourian.
Des disques sont publiés avec ses interprétations, et son jeu est enregistré dans plusieurs films arméno-soviétiques, parmi lesquels Pepo, Zangezur, Les Pêcheurs de Sevan et Torrent de montagne. Il devient ainsi l’un des premiers joueurs de Duduk à inscrire durablement l’instrument dans les espaces de diffusion les plus reconnus de son époque.
4. Style, jeu et innovations
Le jeu de Margar Margaryan se distingue par des caractéristiques particulièrement novatrices pour son époque. Son timbre, d’une grande chaleur, son art du phrasé, ainsi que ses ornements très élaborés, notamment grâce à un usage techniquement avancé des lèvres, ont profondément marqué ceux qui l’ont connu. Ses enregistrements témoignent encore aujourd’hui de la finesse, de la précision et de l’originalité de son interprétation.
Il figure parmi les premiers musiciens à avoir porté le Duduk sur des scènes professionnelles reconnues, contribuant ainsi à sortir l’instrument de son cadre essentiellement rural et populaire pour lui ouvrir une place nouvelle dans les sphères artistiques les plus respectées.
Margar Margaryan fut également l’un des premiers à s’intéresser de manière concrète au perfectionnement du Duduk. Soucieux d’améliorer à la fois la jouabilité et la sonorité de l’instrument, il en réduit légèrement les dimensions et rapproche les trous de jeu. Il aménage également, dans la partie supérieure du corps de l’instrument, une entrée conique destinée à l’embouchure, ce qui facilite l’accord de l’instrument. Cette caractéristique deviendra par la suite l’un des traits distinctifs des Duduks arméniens.
La variante qu’il met au point devient le prototype du Duduk soprano. En repoussant aussi les limites imposées par les tonalités traditionnelles, il ouvre la voie à de nouvelles possibilités techniques, sonores et organologiques, qui influenceront durablement les générations suivantes.
5. Héritage et postérité et transmission
Par son rôle de précurseur, de pionnier et de musicien d’exception, Margar Margaryan a laissé une empreinte majeure dans l’histoire du Duduk arménien. Son jeu, sa sonorité, son sens de l’ornementation et sa contribution à l’évolution de l’instrument ont profondément influencé les générations suivantes.
Son héritage dépasse la seule dimension interprétative. En portant le Duduk sur des scènes institutionnelles, en l’inscrivant dans des ensembles reconnus, en le faisant entendre dans l’univers du disque et du cinéma, et en participant à son amélioration technique, Margar Margaryan contribue à transformer durablement la place de l’instrument dans la culture musicale arménienne.
Le témoignage d’Arno Babajanyan illustre bien la place singulière qu’occupait Margar Margaryan dans la vie musicale arménienne. Le compositeur raconte qu’en 1938, alors qu’il était de passage à Erevan, il apprend qu’Aram Khatchatourian séjourne en ville et travaille à un ballet national nouvellement commandé. En se rendant chez Tushik Khatchatourian, la sœur du compositeur, il découvre Aram Khatchatourian assis, écoutant avec une attention fascinée le jeu de Margar Margaryan, déjà appelé à cette époque « Usta Margar ». Cette scène traduit l’impact que la sonorité du Duduk de Margar Margaryan pouvait exercer jusque dans les milieux de la musique savante soviétique.
Selon les témoignages transmis autour de cette période, Aram Khatchatourian utilisera par la suite certaines mélodies traditionnelles associées à cet univers musical. Il est notamment rapporté que, dans sa Symphonie n° 2, il emploie le thème de « Vorskan axper », et que, dans le ballet Gayane, il reprend le thème de « Kalosi prke ». Ces rapprochements s’inscrivent dans la mémoire musicale transmise autour de Margar Margaryan et de son influence sur son temps.
L’héritage de Margar Margaryan se prolonge également à travers les grands maîtres de la génération suivante. Selon la tradition orale, le jeune Djivan Gasparyan commence à jouer en l’écoutant. Lors de l’ouverture du cinéma Moskva, sur la rue Abovyan à Erevan, des musiciens venaient y jouer en direct. Djivan, alors âgé d’environ neuf ans, y traînait régulièrement, fasciné par cet univers, jusqu’à demander un Duduk au maître, qui le lui aurait finalement donné. Un autre souvenir rapporte qu’après avoir entendu l’enfant revenir jouer avec des ornements déjà avancés dans son apprentissage, Margar Margaryan aurait pressenti qu’il deviendrait plus tard un grand joueur de Duduk. Qu’elle relève du souvenir exact ou de la mémoire symbolique, cette transmission dit bien l’autorité artistique et humaine que Margar incarnait aux yeux des générations suivantes.
Les musiciens qui lui succèdent s’inspirent largement de son art pour poursuivre l’édification de ce qui deviendra l’école arménienne du Duduk, que les interprètes continuent de faire vivre jusqu’à aujourd’hui.